Projets éoliens autour du Dorat, citée médiévale de caractère (87)

Les dix permis autorisant la construction de 24 machines avaient été annulés par le Tribunal Administratif de Limoges. Les juges avaient retenu, le caractère insuffisamment explicite des réserves exprimées par les Services de l'Etat, des études sur l'impact sur les chauves-souris incomplètes, et l'encerclement d'un monument historique classé par 18 aérogénérateurs de 145 m de haut.

Ces projets sont sur la communauté de communes de la Basse Marche (Azat-le-Ris, Darnac, Le Dorat, Saint-Sornin-La-Marche, Tersannes, Verneuil-Moustiers), dont 6 autres machines en visibilité depuis la cité médiévale de caractère du Dorat. .

La Cour d'Appel de Bordeaux a cassé ces jugements, en condamnant tous les requérants à payer des frais particulièrement élevés (18 000 € !).

Sur les conseils de nos avocats, nous avons déposé des pourvois au Conseil d'Etat, qui en décembre 2015 a rejeté notre admission.

Des recours au niveau européen sont cependant à l’étude.

Afin que nous puissions continuer la procédure, nous faisons un appel à dons (voir ci-contre), pour que chacun y contribue, à hauteur de ses moyens.

Depuis, des projets se multiplient autour sur cette région peu ventée...

Projets sur la Communauté de Communes du Haut-Limousin :

- Des Projets à l'étude à Bussière Poitevine et Saint-Barbant.

- A Nouic, un bureau d'étude a présenté fin 2014 au Conseil Municipal son désir de faire des études en vue d'implanter 4 à 5 machines de 2 MW, mais ce dernier a refusé de voir son village sacrifié et envahi.

- 5 aérogénérateurs à Courcellas, entre Bellac et Mortemart, ont été accordées par le Préfet début 2015, alors même que d'après le promoteur éolien qu'elles se verront depuis plusieurs points de ce bijou architectural qu’est Mortemart, d’autant qu’il est le seul en Haute-Vienne à compter parmi les plus beaux-villages de France, et qu'aucune simulation n'a été produite à ce sujet par le promoteur dans son dossier de demande, si bien que ni les services de l'Etat, ni les élus, ni la population alentours n'a pu se rendre compte de cet impact, ce qui a certainement vicié les avis rendus, et en tout cas, constitue pour le moins un manque de transparence et d'information significative.

A cela s’ajoute, co-visibilités avec monuments historiques classés (en plus non présentées), présences de chauve-souris, oiseaux migrateurs, soit disant protégés, vent trop faible pour que le projet soit rentable d'après les exemples de parcs implantés sur des zones similaires, d’autant plus, qu’à cause des nuisances sonores, l’habitat étant là dispersé, il faudra ici arrêter ou brider ces 5 aérogénérateurs de jour comme de nuit,…

Ce projet est donc l’un des plus aberrant que nous connaissons, et constitue donc la porte ouverte à pratiquement tout projet, non seulement proche, mais aussi plus lointain...

C’est pourquoi, à la suite de l'Architecte des Bâtiments de France qui a déposé un avis très défavorable contre ce projet, la SPPEF, l'ASPPHEL et des particuliers ont déposé un recours au Tribunal Administratif de Limoges contre l'autorisation d'exploiter, dans les 6 mois qui ont suivi l’affichage des permis, comme le permettait la loi.


Communauté de communes de Brame Benaize :

L' ASPER s'occupe de Lussac et St Martin de Maud et Arnac La Poste


Mais d'autres projets sont peut-être aussi à l'étude dans le Pays du Haut-Limousin... à Rancon, Chateauponsac, Saint-Sornin Leulac,

- ...Et autour, aussi à Thollet, Brigueil, Les Hérolles,...

Une région inadaptée à l'éolien industriel.

Région peu ventée. D'après la carte du Schéma Régional éolien du Limousin, nous devrions avoir autant de vent, voire moins qu'à Peyrelevade, où 7 machines sont installées depuis 2004, mais n'ont pas produit assez si bien que le parc a été mis en redressement judiciaire par le Tribunal de Brives en 2010.

Dans ces conditions, qui démantèlera ces machines (coût estimé par les promoteurs éolien de 50 000 € par machine) ? Le propriétaire terrien, la commune ou la communauté de communes ?

Ces projets se situent sur le couloir principal des grues cendrées qui passent par centaines de milliers chaque année (source : PLO Ligue de Protection des Oiseaux) et souvent même atterrissent chez nous, ou à côté, près des étangs de la Brenne.

De plus, en pays de bocage, ces machines sont particulièrement préjudiciables pour les chauve-souris, espèces également protégées. Savez-vous qu'elles absorbent 1/3 de leur poids par jour en insectes, soit environ 900 insectes/j ? Or, ces derniers sont attirés par la blancheur des aérogénérateurs et la chaleur des moteurs, ce qui conduit les chauve-souris à se rapprocher d'eux, à leur suite et à mourir, principalement à cause de la dépression d'air produite par les pâles. Or, ces mammifères sont indispensables à la production biologique ou sans plus d'insecticides, dangereux autant pour ceux qui les épandent, les respirent ou les mangent...

Ces aérogénérateurs génèrent des bruits multiples, répétitifs et entêtants et génèrent des infrasons auxquels 20 % des personnes âgés sont sensibles, empêchant parfois de dormir jusqu'à 15 km.

De même, on a pu observer près des machines plus d'avortements et malformations d'animaux d'élevages.

Faut-il ainsi sacrifier le calme et la beauté de nos paysages qui attirent les touristes chez nous (Cf Etude de la chambre de commerce et d'industrie) et pourraient permettre de poursuivre la restauration des bâtiments anciens et générer des revenus complémentaires à de très nombreuses familles, restaurants et magasins ?